Passionné et guidé par mes envies, j’ai toujours vécu pleinement jusqu’à ce qu’un accident cardiovasculaire en 2017 bouleverse mon existence. Cet événement a tout remis en question, m’obligeant à redéfinir mes priorités et à me reconstruire. Dans cette nouvelle vie, à travers ce site, je partage mes aventures, mes projets et mes combats. Entre douleur, espoir et dépassement de soi, je me bats chaque jour pour rester en vie, avancer et savourer chaque instant que l’univers m’offre.
Le 26 juillet 2017, j’ai été opéré en urgence d’une dissection aortique. Plongé dans le coma après deux arrêts cardiaques et un AVC, mon pronostic vital était engagé. Contre toute attente, j’ai survécu, un véritable miracle qui a bouleversé ma vie à jamais.
Depuis mon plus jeune âge, la randonnée est une véritable passion, une source de liberté et d’évasion. Aujourd’hui, elle est aussi mon plus grand regret, un rêve mis à l’épreuve par la vie. Mais je refuse d’abandonner. Je vais me battre, pas à pas, pour retrouver cette passion qui m’anime et prouver que rien n’est impossible.
En mars 2025, je me lance sur les traces de cette randonnée mythique, une aventure à la fois physique et spirituelle. Ce voyage est bien plus qu’un simple périple : c’est une quête de moi-même, une manière de me reconstruire et de redonner du sens à ma vie et à mon existence.
Je ne me sens plus chez moi dans mon propre corps. Comme greffé dans une peau étrangère, je ne me reconnais plus. Chaque sensation m’est devenue étrangère, chaque reflet dans le miroir me confronte à une image qui n’est plus la mienne.
Quand le jour se lève, dans mon esprit, j’ai toujours 40 ans. L’âge où je me sentais fort, fier, maître de mon corps. Mais le miroir, la balance, et mes propres sensations me rappellent la vérité implacable : les séquelles, les transformations, les stigmates irréversibles laissés par l’opération.
Je ne m’aime plus. Ou plutôt, je n’accepte plus ce que je suis devenu. Ces fichues complications rendent mes randonnées pénibles, mes nuits terrifiantes, mes gestes hésitants. Ma fatigue excessive, mes forces qui m’abandonnent soudainement, cette fragilité qui me paralyse… Moi, cet homme de 1m85 pour 95 kg, je me retrouve à courber l’échine, à traîner mes bras, à mettre ma vie en danger en portant un simple sac de courses.
Mon corps est meurtri, marqué, façonné par des médicaments qui l’érodent un peu plus chaque jour. Il réagit violemment à la douleur, se couvre de bleus au moindre contact, se transforme sous mes yeux sans que je puisse rien y faire. Et c’est bien là le plus dur : ce corps est le mien, et pourtant, je n’arrive plus à l’aimer, à m'aimer....